Voyage en Ligurie, 1ère étape : Randonnée entre Dolceacqua, Ventimille, Apricale et Isolabona

Voyage en Ligurie, 1ère étape: Randonnée entre Dolceacqua, Ventimille, Apricale et Isolabona
Maintenant que nous vivons dans le sud de la France, l’Italie du Nord est -presque- à côté, nous avons donc décidé de faire une escapade de quatre jours en Ligurie, région collée à la Côte d’Azur. Longtemps sous la domination des comtes de Savoie, la région est imprégnée d’une ambiance spéciale… On est en Italie, mais pas tout à fait, ou du moins loin des clichés… Les gens sont calmes, doux, chaleureux… Attention, je ne dis pas qu’ils ne le soient pas en tant normal, mais nous n’avons pas retrouvé cette “rudesse” ou ce côté qui-vive des habitants de Rome ou de Naples. Peut-être parce que nous étions en plein mois de février, en pleine vague de froid, ou bien parce que l’italien, comme beaucoup d’autres habitants près des belles plages, a deux visages : celui où il doit se battre, en retrait de sa propre ville, village, restaurant, lieux de culte, lors des amoncellements de touristes, et celui où il peut reprendre ses habitudes lorsque les vacanciers délaissent les lieux… Mais peut-être vais-je chercher trop loin, et les paisibles montagnes jouent à forger ce caractère. Autre fait, les gens parlent très bien français (avec un très bel accent chantant!), ou du moins le comprennent parfaitement.
Pour débuter notre voyage, nous avons pris le train jusqu’à Ventimille depuis Marseille, vous pouvez y aller en empruntant les lignes françaises ou le train italien Thello. Le train n’est pas très rapide mais permet d’admirer la côte et les tarifs peuvent être vraiment intéressants. Arrivant tard le soir nous avons dormi à Ventimille, à l’hôtel calypso, bien situé, près de la gare, et surtout, près de l’arrêt de bus, car le lendemain, dès 08:30, nous avons pris le bus direction… Dolceacqua! Les arrêts ne sont pas très clairs, mais l’arrêt que nous avons emprunté est « Via Dante », et en à peine 20 minutes vous êtes en plein centre de Dolceacqua. Achetez vos billets dans un bureau de tabac avant de monter dans le bus, 1€50 au lieu de 2€50!
Pourquoi la vallée de Nervia? D’abord parce que nous voulions faire une marche pas loin de chez nous, et cerise sur le gâteau, pourquoi pas en Italie? (et oui, on est des gourmands!) Ensuite, car c’est une région qui doit être rempli de touristes en plein été, et non, on n’aime pas vraiment ça… Et allons, parce que [Monet] (http://dolceacqua.ch/fr_FR/monet-1884/) a immortalisé, entre autres, le magnifique pont qui surplombe la rivière Nervia, et ça nous donnait vraiment envie de voir ça… Nous logions donc dans un magnifique Bed and Breakfast, vue sur la rivière, grandes chambres (ou plutôt petites suites!), petit déjeuner maison (confitures, gâteau…), déco ultra mimi (même si on n’est pas amateur des cœurs on finit par succomber), et accueil parfait, Gemme sait accueillir, c’est le moins qu’on puisse dire! Le mieux est de réserver directement à travers sa page web.

Bon mais ce n’est pas tout, car une fois les sacs laissés dans notre chambre, nous avons enfilé pantalons de randonnée et grosses chaussures, acheté quelques provisions dans une petite épicerie, afin de faire ce parcours. Première étape, Dolceacqua-Perinaldo : pour cela prendre la rue qui monte au château, passer l’arche, et la ballade commence… tout en grimpe! C’est l’étape la plus dure, mais tout-à-fait faisable, c’était notre première randonnée de la saison, donc la montée nous a semblé un peu rude, mais rien qu’une halte au milieu de la vallée avec du bon jambon italien ne puisse arranger…

Une fois arrivés au pied de Perinaldo, on vous conseille de prendre la petite montée tout de suite à gauche et de visiter ce village. Très joli, mais nous n’avons croisés -presque- que des chats, et où malheureusement l’église était fermée. Pour nous consoler, nous avons fait une halte délicieusement gastronomique au restaurant Au gaggian où tout est fait maison, et s’il fait beau, vous pouvez vous installer en terrasse et profiter de la vue, la vallée et la mer tout au loin…

Deuxième étape, de Perinaldo a Apricale, où nous avons trouvé le plus beau banc du monde (tout est subjectif, non ? 😉 )

Cette étape entame une descente, c’est la partie la plus “sauvage” car vous descendez à travers la forêt, attention les jours de pluie, grosses glissades… Puis, vous traversez un pont, au creux de la vallée, et encore une petite montée jusqu’à Apricale, mais comme vous l’aurez sous les yeux et vous aurez vraiment envie de le visiter, la montée est même très agréable!

Nous poursuivons la visite du village-musée qu’est Apricale ! Fenêtres cloîtrées, magasins fermés, les rues silencieuses, encore une fois, nous n’avions que quelques chats pour nous accompagner dans notre visite. C’est un des plus beaux villages d’Italie (dixit le guide du routard cette fois-ci!) et en effet, il est très bien conservé. Vous pouvez visiter son petit château plus pour la vue et le jardin que pour son intérieur.

Ensuite, nous avons décidé d’aller jusqu’à Isolabona à pieds, le bus ne passant que deux heures après notre arrivée à Apricale… C’est la partie du parcours la moins intéressante, une petite partie sur la route, une deuxième dans des passages pas vraiment défrichés… Cependant, contre toute attente, car nous ne pensions pas nous y arrêter, nous sommes tombés sous le charme d’Isolabona. En arrivant, nous sommes passés devant la sortie de l’école, dans les rues, ses habitants entraient et sortaient des maisons, se saluant, le village est plus sauvage, peut-être plus médiévale qu’Apricale ou que Perinaldo, mais certainement moins austère. Nous sommes ensuite allés boire un verre du vin de la région dans le bar ou les habitants ont leurs habitudes, chaleureux. Les deux petites filles du gérant faisaient leur devoir dans le salon attenant au bar, et entraient régulièrement pour demander de l’aide en mathématiques, ou juste pour se distraire. Il y a des endroits comme ça, qui vous charment, qui vous envoutent, on ne peut pas chercher une raison précise à cette sensation, elle s’installe, vous apaise. C’est avec une certitude que nous avons pris le bus de retour pour Dolceacqua : nous y reviendrons!

Le parcours est donc très sympa, balisé, à faire doucement pour pouvoir profiter des villages, et attention au soleil en plein été…!

Le jour suivant nous avons visités Dolceacqua et son château, ayant appartenu aux On ne peut que douter que ce village est rempli de touristes en été, vue la quantité de bed and breakfast qui s’annoncent le long des rues, c’est pour cela que nous vous conseillons vivement d’y aller hors saison. Si non, que dire à part d’admirer les photos ?