Ravello, dans les hauteurs de la côte Almafitaine.

Si vous grimpez depuis Amalfi, ou si vous prenez le bus, comme nous, vous entrerez de suite dans un autre monde. Il est difficile de croire qu’un si bel endroit existe, si différent, et à la fois si proche. Les lieux sont habités par un esprit particulier, qui se faufile entre les touristes. Il s’allonge le long des rues pavées, des maisons cachées, tourne en rond sur la place principale, faisant voler chaises et chapeaux, entre dans le Duomo, y fait briller les rayons de soleil, s’allonge devant la piscine de l’hôtel Rufolo, entre dans les anciennes villas pour vous accompagner lors de vos visites…

Ravello est sans aucun doute l’endroit avec plus de charme que nous avons visité lors de notre voyage dans la côte Almafitaine, car même s’il y avait des touristes (en nombre raisonnable), nous nous sommes sentis  emportés par la magie du lieu dès que nous sommes descendus du bus. Encore une fois, les impressions des voyageurs sont très subjectives, mais si nous devions y revenir, nous irions dormir -en cassant le budget- une nuit à Ravello lors de son festival de musique classique organisée chaque année. Une autre surprise, le restaurant que nous avions choisi un peu au hasard, un des meilleurs de ce voyage.

Nous avons visité tout d’abord la Villa Rufolo, lieu où est organisé le festival de musique. Les pins semblent se pencher sur la mer, les bougainvilliers vous encerclent, à chaque recoin mer, ciel, montagnes vous émerveillent… Hélas, comme on l’apprécie sur les photos, les incendies nous ont accompagnés tout au long de notre voyage, le feu et la fumée s’alternant…

Ensuite, nous sommes allés à la Villa Cimbrone, où l’on s’introduit dans un autre univers, beaucoup plus romantique. Tous d’abord les jardins, remplis de détails, où on peut parfaitement imaginer la bourgeoisie du début du XXème siècle s’y promener, lors de somptueuses fêtes. Plusieurs types d’architectures (mauresques, vénitienne, gothique…) s’harmonisent au milieu du jardin parfaitement entretenu. La maison fait office d´hôtel de luxe, à environ 500 euros la nuit (à chacun son budget…) pour la chambre classique. Mais le plus impressionnant dans cette somptueuse demeure est son belvédère. On aurait envie d’être un oiseau pour s’y jeter et planer le long de la belle côte almafitaine…

Pour rentrer à Amalfi, nous avons pris la Via Santa Barbara, juste en sortant de la Villa Cimbrone et nous avons descendu, descendu, descendu! Si vous avez des doutes du chemin à prendre, demandez à l’accueil de la villa. La promenade est tout-à-fait faisable même avec la chaleur de juillet. Il faut prévoir de l’eau et des chaussures , même si légères, fermées ou en tout cas qui agrippent bien les pieds. Pendant la balade, des panneaux indiquent la direction à suivre, impossible de se perdre!

Nous sommes arrivés en une heure à Atrani, village voisin d’Amalfi, et beaucoup plus tranquille. D’ailleurs, c’est une bonne alternative pour y loger, sûrement moins cher qu’Amalfi et à une demi-heure à pied. La récompense en bas : dans une petite terrasse en face de la plage que nous avons adoré, un citron pressé, une crema di café ou pour les plus courageux, un limoncello!