La mitad del mundo, Équateur.

20 juillet 2016

Première soirée à l’autre bout du monde… Nuit longue car en Equateur les étoiles arrivent tôt et le soleil semble s’approprier des rues dès l’aube. Après un bon petit déjeuner, ce qui deviendra une habitude en Equateur, nous partons vers « la Mitad del Mundo », c’est à dire, « la moitié du monde », avec certes un peu d’appréhension. Nous savons que l’endroit où est construit le monument qui fait honneur à l’expédition menée par des français au XVIII siècle n’est pas exactement situé sur la ligne de latitude 0. Nous savons aussi que c’est un endroit touristique, mais, c’est ce que nous sommes ! De plus, à quoi servent les mythes et les légendes ? à nous faire rêver, à nous rattacher à nos ancêtres, à notre propre passé, et à nous aider à nous construire comme appartenant à une série de faits culturels… Rappelons que c’est à partir de cette expédition qu’on commença à appeler les alentours de Quito, « terres d’Equateur ».

Pour y arriver, nous prenons un bus jusqu’à « Ofelia », une des plus grandes gares routières de Quito, assez chaotique, pour reprendre un deuxième bus jusqu’à La Mitad del Mundo. Au début, le bruit, la grande affluence des passagers, les cris des contrôleurs qui annoncent en criant la direction du bus et nous pressent de monter (« ¡suba suba! » : « montez montez ! »), la conduite sportive des conducteurs (sont-ils payés par nombre de passagers ?) peuvent effrayer, mais finalement le chemin pour y arriver est relativement facile, mais très long ! Le voyage dure à peu près une heure et quart et est assez agité : y passe une multitude de vendeurs ambulants, comme des enfants vendant des chewing-gum, ex-taulards vendant des puzzles 3D, hommes proposant des glaces, enfants bradant des biscuits, et pendant ce temps, des gens montant, descendant, le contrôleur passant parmi les voyageurs sachant qui doit payer (car le billet de bus se paie pendant le trajet, à moins qu’il y ait devant l’arrêt un guichet). Et de l’autre côté des vitres de l’autocar (qui a déjà vécu de nombreuses années), on peut apercevoir des kilomètres de maisons pas toujours finies, des commerces improvisés, des vendeurs ambulants, et on se rend compte que Quito entasse, dans certaines zones, beaucoup de pauvreté. S’alternent d’autres zones, des ilots dédiés aux plus riches, avec des maisons flambant neuves, bien rangées les une derrières les autres, avec jardin, parking, zones communes, bien gardées par des barbelés, des hauts murs, ainsi que des gardiens.

L’autobus nous dépose à un rond point et nous devons marcher quelques mètres pour arriver aux guichets où l’on devra payer 7,5 dollars. Attention, la chaleur est accablante et le soleil tape fort, il faut prévoir des chapeaux !

Une fois dans le parc, nous entamons un parcours très touristique entre les reproductions des différents habitacles traditionnels équatoriens, la maison du cacao (et petite dégustation et achat rapide, même si délicieux !), ainsi que beaucoup de boutiques dédiées à la vente d’objets typiques, que nous passons rapidement. Après avoir visité les trois lamas (qui nous semble avoir un bien petit terrain) et être entré et sorti du planétaire très rapidement (trop chaud, pas intéressant, petit, mais où Visoth a pu faire une petite sieste) nous allons voir la maison de France, où est expliqué l’expédition réalisée sous Louis Godin ainsi que celle de la fondation Quito colonial, où est exposée une très belle maquette de la ville de Quito. Nous mangeons dans un des petits restaurants, c´est délicieux mais très cher (par rapport aux prix du reste du pays!), attention les prix sont indiqués sans taxe.

Nous laissons donc pour la fin la visite du fameux monument, et là nous nous laissons complètement porter par le jeu, faisons abstraction des erreurs minimes, jouant à être dans deux hémisphères à la fois (Les naïfs rêveurs !). Nous montons et profitons des vues magnifiques des montagnes andines (cordillère), si loin de chez nous, et nous imaginons cette longue expédition des géologues français.

Petite demonstration de notre manque de coordination :

En revenant à Quito, nous nous replongeons dans le brouhaha, et cherchons un peu de calme. Nous décidons donc d’acheter un petit picnic et de dîner sur la terrasse de l’hôtel, avec la pleine lune et les centaines de lumières que nous offrent Quito.