La boucle du Quilotoa, Équateur.

Le 26 juillet 2016

Point de départ de notre excursion : Latacunga. Capitale de la province de Cotopaxi, cette petite ville de cinquante mille habitants est située dans les Andes. C’est aussi le point de départ vers le cratère et le lac volcanique du Quilotoa. Nous l’avons rejoint depuis le sud de Quito à bord d’un bus, en empruntant la fameuse Panamericana, qui est une route longue de 30 000 km longeant l’ensemble du continent américain. Une fois sur place, nous avons été surpris par l’activité du marché situé en face de la gare routière. Le pays n’ayant pas de train, les cars sont très utilisés. C’est le moyen de locomotion populaire et bon marché (comptez 1$ pour 1 heure de route). L’affluence dans ces gares est donc en général importante.

Une nuit agitée

La nuit n’a pas été de tout repos ! Nous avons choisi l’auberge de jeunesse Tiana sur recommandation des guides que nous avons consultés. Bien que l’accueil ait été très sympathique, avec une grande cuisine mise à disposition, la chambre était très bruyante, mal insonorisée, et donnait directement sur les toilettes et le hall d’entrée. Et comble de la malchance, un ivrogne était dans notre chambre… La nuit fut donc courte, courte par rapport à ce que l’on allait affronter.
Heureusement, nous avons pu préparer nos sacs de randonnée pour les 3 jours à venir, et laisser le reste en sécurité dans une pièce verrouillée, prévue à cet effet.

Sigshos – Isinlivi, 1er jour de randonnée

Au petit matin, nous sommes retournées à la gare routière afin de prendre le bus en direction de
Sigshos, qui est un paisible petit village situé au nord du cratère. La route nous a permis d’observer les paysages Andins, en empruntant parfois des chemins escarpés sur fond de musique sud américaine.
Une fois arrivées, nous avons déjeuné dans un petit restaurant, proposant le classique menu : soupe, puis riz accompagné de poulet avec un immense jus de fruit pour 3 dollars.
Le début de la randonnée était simple : il nous a suffit de suivre la route principale menant vers la sortie de la ville. En théorie, ce chemin long d’environ 14km devait nous conduire sans encombre, directement jusqu’à Isinlivi… Mais au bout du 5ème km de marche, encore une fois, voulant gagner du temps, et suivant mon application GPS, j’ai proposé de prendre un raccourci en coupant à travers une des boucles de la route, en empruntant une route clairement indiqué sur la carte de mon téléphone. Cependant, cela nous a conduit à une petite ferme qui s’est avérée être une impasse. Les propriétaires nous ont proposé de poursuivre en coupant à travers la falaise, mais nous avons trouvé le chemin trop dangereux et avons préféré faire demi-tour.
Finalement, les dernières heures de marche ont été difficiles. La fatigue, le dénivelé positif nous a poussé à prendre un taxi sur les 2 derniers kilomètres.

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Isinlivi – saint bernard, lama, réconfort et recommandations

L’auberge « Llullu Llama » qui est une magnifique ancienne ferme transformée en auberge nous a été d’une aide précieuse. Nous avons pu nous réconforter en voyant d’autres personnes faisant des randonnées dans les alentours (une famille de hollandais et une enseignante en vacances pendant un mois en Equateur), nous réchauffer autour de la cheminée, et discuter de voyage, autour d’un thé et d’un repas chaud. Nous avons aussi fait connaissance d’un lama et d’un saint bernard lié par une très belle amitié.

Isinlivi – Chugchilan, 2ème jour de randonnée

Avec l’itinéraire précis en main, nous sommes repartis d’un pas déterminé en direction de Chugchilan, le village suivant. Contrairement à la veille, l’itinéraire nous faisait passer sur des petits sentiers en plein milieu de la nature. La famille que nous avions rencontrée la veille étant partie bien avant nous, nous nous sommes amusés à suivre leurs traces de pas, laissées sur la terre. Sur le chemin, nous avons croisé des chevaux, des moutons, quelques chiens de bergers sur leur garde (ce qui n’a pas manqué de nous terroriser)… Nous avons aussi traversé une rivière en franchissant un petit pont improvisé avec un tronc d’arbre, puis un autre pont délabré et plus vertigineux, sur des planches en bois retenues par des clous rouillés… (qui n’était d’ailleurs pas du tout à franchir mais simplement indiquée comme un point point de repère parcours !). La route était très belle, mais aussi très longue. Les derniers kilomètres étant en dénivelé positif, nos mollets ont beaucoup soufferts !
Une fois arrivés à Chugchilan, nous n’avons eu aucun mal à trouver l’Hostal Cloud Forest. L’altitude étant plus élevé, nous avons dû nous couvrir. Véritable lieu où tous les randonneurs se retrouvent, nous avons pu y croiser des couples français, des familles, mais aussi un groupe d’étudiants américains. Le repas servi fut copieux, et l’on nous a même préparé des sandwichs pour le lendemain !
Exténués de ces deux journées d’effort et voulant éviter le dénivelé encore plus rude, nous avons opté pour prendre le bus de 5h du matin pour rejoindre la dernière étape.

La lagune de Quilotoa

Au sommet, la vue est magnifique. Le vent glacial, l’absence de monde, l’immensité du cratère, la couleur bleu de la lagune transmettent un sentiment de nature sauvage envoûtante.
Nous y avons rencontré un adorable petit chien que nous avons surnommé « Laguna ». Il nous a suivi pendant plus d’une heure.
Voulant me rapprocher au plus près du lac, j’ai fait la descente et la remontée à pied en empruntant un chemin serpentant le cratère (Pour la remonté, si vos jambes ne vous suivent plus, vous pouvez monter sur des mules qui vous ramèneront au sommet).

Retour à Latacunga, départ vers notre prochaine étape

En fin de matinée, nous avons pris le bus afin de regagner Latacunga, en passant par
Zumbahua et Tigua. Quel soulagement de pouvoir retrouver un peu de chaleur, de prendre une bonne douche avant de repartir pour une nouvelle aventure !

Un étape indispensable

La boucle du Quilotoa est une étape indispensable pour les amoureux de nature et de randonnée. Il donne la possibilité de marcher pendant plusieurs jours de village en village, d’admirer les paysages andins et surtout de voir la très impressionnante lagune de Quilotoa. Si vous n’avez pas l’habitude de marcher, vous pouvez faire la randonnée dans le sens inverse en commençant par la Lagune afin d’avoir moins de monté… Vos mollet vous remercieront ! Pour notre part, nous avons préféré garder le meilleur pour la fin.

Résumé du parcours

Jour 0
Trajet Quito (Quitumbe) – Latacunga : bus à 17h, arrivé à 18h30
Hostal Tiana (avec consigne bagages 3 jours et 2 sacs de randonnées pour 4$)
Jour 1
Latacunga – Sigshos : bus, départ à 9h30, arrivé à 12h (4,6$)
Sigshos – Isinliví : 14 km, 5h (avec les 2 derniers km en camionnette)
Nuit à Llulla llama
Jour 2
Isinliví – Chugchilán : 12km, 5h
Nuit au Hostal cloud forest
Jour 3
Chugchilán – Quilotoa : bus, départ à 6h
Quilotoa – Latacunga : bus, départ à 10h, arrivé 12h50