Cuenca, Équateur.

Du 30 juillet au 4 août

Cuenca, Premier jour

C’était un peu le but de notre voyage, car visiter l’Équateur n’était pas un choix anodin: ma tante y habite depuis plusieurs années, et nous voulions visiter un pays d’Amérique latine. Nous y sommes donc arrivés après deux trajets en bus : Puerto Lopez – Guayaquil (4 heures) et Guayaquil – Cuenca (4 heures). Le parcours est très beau, nous vous conseillons donc de le faire de jour.
Cuenca est une ville au milieu du parc national de Cajas, très tranquille, où vous trouverez de nombreux étrangers (des nord américains) mais surtout des résidents. Prévoyez des petites polaires car dès que la nuit tombe il fait assez froid, particulièrement en cette période de l’année.
Après les retrouvailles, nous sommes allés au marché, pour assister à une explosion de couleurs! Nous avons fait le plein de fruits et légumes inconnus pour nous et bien écouter les recommandations des vendeurs. Mais avant de partir nous sommes allés au premier étage pour nous mélanger à la foule et manger de délicieux et typiques mets artisanaux! C’est une très bonne façon d’entrer directement dans l’aura de cette ville qui ne ressemble pas aux autres visitées antérieurement.
Après avoir laissé les emplettes chez ma tante, nous sommes repartis, non sans visiter de nombreuses églises (remplies de gens et de dorures!) vers le Parc Archéologique de Pumapungo, situé en pleine ville à côté de la rivière Tomebamba. D’ailleurs, longer cette rivière est une magnifique promenade jusqu’à l’entrée du parc. Vous y verrez, après avoir fait une petite halte si l’envie d’un gaufre belge vous tente, une réserve d’oiseaux: ils ont été sauvés du commerce illicite et sont, quand cela est possible, remis en liberté. Avant de continuer, tournez à gauche pour voir les quelques Lamas.
Le site de Pumapungo dévoile les vestiges archéologiques Incas Kanari. Grâce aux panneaux explicatifs vous distinguerez les différentes constructions à usage religieux, administratif et politique. Si vous en voulez plus, vous pouvez visiter à 80 km de la ville les ruines d’Ingapirca. Nous n’y sommes pas allés car une petite gastrite m’a clouée pendant plusieurs heures au lit mais la visite vaut la peine, selon nos dires! Une autre option, dans la ville-même vous pouvez visiter d’autres vestiges Incas, au Museo Manuel Augustín Landívar.
Depuis la partie la plus élevée du site, vous aurez une magnifique vue: en haut, le ciel, tellement plus grand à mes yeux que le ciel européen. En bas, le jardin très bien entretenu qui reprend les techniques Incas.
Redescendez et contemplez les plus de 200 espèces d’arbres et de plantes d’origine andine. Y sont préservées des plantes médicinales (et hallucinogènes!) ainsi que comestibles. N’hésitez pas à parcourir tous les recoins et vous découvrirez des espèces que vous n’avez certainement jamais vues…
Si vous avez encore le temps, vous pouvez visiter le musée, voici les horaires
Le soir, nous avons eu la chance d’assister à des feux d’artifices:

Cuenca, 2ème jour

Le deuxième jour nous avons fait deux musées:
Le premier est le museo de las culturas aborígenes, situé Calle Larga. Nous avons vraiment aimé la visite de ce musée car il permet de mieux comprendre les différentes cultures (et leurs influences) avant l’arrivée des espagnols. Si vous avez la possibilité, faites une visite guidée car les informations dans la salle ne sont pas toujours complètes.
Le deuxième est le musée d’art moderne. Le musée est situé rue Mariscal Sucre. L ‘établissement était tout d’abord un hôpital pour alcooliques, ensuite une prison et même un asile du troisième âge. Le quartier où se situe le musée est à visiter, les collections d’arts sont évidemment éphémères, des fois très (trop pour nous!) modernes, mais à découvrir…
À Cuenca, n’hésitez pas à flâner, à chaque détour il y a des détails qui vont vous surprendre… À aucun moment nous nous sommes sentis en insécurité et les habitants sont plus habitués aux étrangers que dans d’autres endroits. Évidemment nous n’étions pas seuls, ça aide 😉

Cuenca, 3ème jour

Barrio de San Blas: le quartier des forgerons
Si vous vous logez au centre ville, vous devez traverser la rivière Tomebamba par le pont « El Vergel », et vous arriverez à « la calle de las Herrerías ». Ce quartier, datant des alentours de 1920, alterne les authentiques forgeries et des cafétérias de nourritures traditionnelles et vraiment à prix honnête par rapport au reste de Cuenca. N’hésitez pas à goûter aux Tamales et aux jus naturels!
Nous avons visité le Museo de las artes y del fuego où nous avons été guidés par un des travailleurs de ce musée, un passionné! Les expositions changent régulièrement car ce musée alternatif est un endroit où est valorisée la culture locale, parfait pour en savoir plus sur l’Équateur en dehors des sentiers battus.
Pour s’acheter des souvenirs, rien de mieux que de retourner en centre ville, Plaza Rotary, où vous trouverez deux endroits face à face: Le centre artisanal municipal, où se trouvent de nombreux vendeurs et une large gamme de prix: je me suis régalée en achetant des colliers de Tagua, appelé aussi « noix d’ivoire », ou « ivoire végétal ». En face, Plaza San Francisco, se trouve le marché des Otovaleños, où l’on peut acheter des ponchos et autres accessoires faits en laine (dont en Alpaga). Si, comme nous, vous n’avez pas fait le marché d’Otávalo, près de Quito, c’est le moment de remplir ses valises de souvenirs!

Cuenca, 4ème jour, Parc National de Cajas

Nous ne serons pas de bons guides pour vous aider à visiter ce parc, je m’explique : nous y sommes allés avec un ami d’un ami de ma tante, un guide professionnel qui a profité de sa journée libre (c’est ce qui s’appelle « avoir son métier dans les veines » !) pour nous y emmener. Si vous ne disposez pas de voiture, le plus simple est d’aller à une agence de voyage du centre ville et de payer 60 dollars qui vous garantissent une journée d’excursion. Mais vous êtes peut-être allergique à ce concept, pas de soucis !! Vous pouvez y aller en bus, le mieux est de s’informer des horaires auprès de la « compañía occidental » : une des entrées du parc est à trente kilomètres de Cuenca, vous devez descendre à « la laguna torreadora ». Si les horaires ne vous arrangent pas, pour une vingtaine de dollars (à négocier avant de monter !) un taxi vous emmènera. Pour le retour, retournez sur la route et levez la main lorsqu’un bus arrive, les bus en provenance de Guayaquil s’arrêtent s’ils ont de la place.
Attention, il fait froid, c’est un endroit humide car il y a des centaines de lagunes, et le parc est à plus de 4000 mètres, dans la Cordillera Andina.
Pour résumer notre visite, nous pouvons faire une petite liste non exhaustive :
– Merveilleux : La Laguna Torreadora est entourée de montagnes, des cascades y découlent, la brume s’y agrippe régulièrement, le soleil apparait pour disparaitre aussitôt, à chaque recoin la lumière change, les reflets de la lagune sont donc magiques.
– Poumons pleins : d’air purement frais !
– Un anxiolytique naturel : vous écouterez la nature, et rien d’autre. Les arbres crient fort le silence, les montagnes laissent passer un vent qui fait susurrer les feuilles, l’eau absorbe tout et recrache de plus belle une tranquillité absolue.
– Surprenant : nous ne nous attendions pas à un paysage si étonnant, après Quilotoa. Même si moins atypique, la lagune Torreadora dégage des sensations spéciales. C’est peut-être ça, la force de la nature ?

Cuenca