Anecdotes d’Équateur

Anecdotes marrantes à raconter sur notre séjour en Équateur, et en particulier à Quilotoa, mais pas toujours faciles à vivre 😉

L’auberge de Latacunga

À Latacunga, nous dormions à cinq : Visoth et moi, deux américaines dont une était fortement enrhumée et alternait les ronflements et la toux, mais surtout, notre cinquième élément qui est arrivé vers deux heures du matin, complètement ivre et qui vomissait au pied de son lit régulièrement. Il semblerait que beaucoup de jeunes nord-américains viennent passer le week-end à Latacunga et alternent fêtes et sports divers, donc si comme nous vous cherchez plutôt à passer une nuit bien tranquille, nous ne vous conseillons pas cette auberge. Par contre la cuisine ouverte sur un patio et l’ambiance sont tout à fait propices pour de nouvelles rencontres !

Faire cette randonnée en dénivelé positif

L’idée, depuis mon petit appartement parisien, me paraissait splendide. Trois jours d’effort pour arriver à cette magnifique Lagune. Oui  sauf que je n’avais jamais marché à plus de 2000 mètres, que les dénivelés sont très brusques, qu’il fait très chaud, et qu’on s’est perdu au moins trois fois. Donc a posteriori, NON, ce n’est pas une bonne idée. Mieux vaut commencer par Quilotoa, et finir à la merveilleuse auberge d’Insilivi pour y passer deux nuits, se reposer et profiter du paysage et l’ambiance que dégage un de nos coups de cœur. Attention, pas de wifi! Livres, jeux, belles rencontres, bonne nourriture…

Se perdre dans les Andes

Lorsque nous nous sommes égarés, nous sommes arrivés à la fin d’un chemin où il y avait une ferme. En faisant demi-tour nous avons croisé les propriétaires qui nous ont proposé dans un espagnol-quechua, l’aide de leurs petits enfants. Ceux-ci ont détalé la montagne avec une impressionnante agilité. Nous avons suivi comme nous pouvions et arrivé à un moment, ils nous ont indiqué de continuer tout droit et ont rebroussé chemin. Bon, sauf que nous étions sur une falaise. Nous nous sommes retrouvés à quatre pattes à ne plus savoir par où passer. Je dois avouer que j’avais vraiment peur. Nous avons rebroussé chemin comme nous pouvions et j’ai gagné de belles égratignures et un magnifique bleu…

Les chiens

On a l’air heureux sur les photos, mais c’est parce que vous ne nous avez pas vu avec notre parade anti-chiens: crampons dans une main, dans l’autre le parapluie ouvert lorsque nous passions à côté d’une ferme protegée par des chiens pas trop sympas, pierres dans les poches… En effet il y a en Équateur  de nombreux chiens sauvages ou de gardes, mais ce ne sont pas des petits caniches… Finalement, il nous est rien arrivé, mais ce n’est pas rassurant du tout, surtout qu’on se disait que si l’un de nous se faisait mordre, nous devrions marcher au moins deux heures pour retrouver quelqu’un, car nous n’avions pas de réseaux. Bon allez, on va dire que ces pauvres toutous, ils ne faisaient que leur boulot…!

La traversée des ponts d’Insilivi à Chugchilan

Les indications ne sont pas toujours précises, des fois il faut tourner à droite d’un cactus, traverser une plaine… mais on s’en sort, surtout qu’il y a des marques jaunes le long du chemin. Attention, les indications données par les auberges sont indispensables !!!

Vous l’aurez deviné, moi et les hauteurs ça fait deux. Alors quand il s’agissait de traverser des ponts, je chaussais mes tongs, montais mon pantalon et pieds à l’eau! Alors oui, c’est surement plus dangereux, mais je ne peux pas faire autrement… Le pire est que nous nous sommes trompés et nous avons traversé une rivière par erreur, donc deux fois en trop de manœuvres qui nous faisaient perdre du temps… Mais si vous faites correctement cette randonnée vous n’aurez qu’à traverser une seule fois une rivière… courage! (pas comme moi…)

Voyager en bus en équateur

Alors, pour ne pas nous répéter, soyons clair dès maintenant : voyager en bus en Équateur n’est ni reposant, ni amusant, ni sûr. De nombreux accidents de bus ont lieu, les routes ne sont pas toujours sûres, même si dans certains endroits elles sont flambants neuves. Connaitre les horaires des bus est parfois impossible car le conducteur peut attendre jusqu’à une heure afin de remplir au plus le bus. Il n’y a pas de ceintures de sécurité, et le même chauffeur conduira toute la nuit en ne s’arrêtant qu’une fois. Je ne mentionne pas les excès de vitesses…

Nous avons parlé avec des touristes qui s’étaient fait volé leurs sacs, il ne faut donc rien laisser en haut des sièges. Il faut vérifier lors des arrêts que personne ne prenne les bagages en soute… Aussi les gares routières sont plutôt dangereuses, la preuve est que lorsque nous avons pris un bus de nuit à Quito, deux policiers nous ont escortés jusqu’à ce que nous montions dans le bus. En effet l’Équateur tente de faire beaucoup d’effort pour l’accueil des touristes.

Si comme moi vous souffrez de vertiges, il ne faut pas regarder par la fenêtre… la moitié du temps!!! Les trajets sont très impressionnants dans la zone andine… vertigineusement beaux!!! Et la peur s’accroît lorsqu’on s’imagine l’état des freins… Mon conseil, dès que possible, prenez la Panamericana …

…ou voyager en cheval, la bonne alternative 😉

Petit playlist qui sonne jour et nuit dans les bus (Stromae quand-même!)

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici un mix équatorien

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